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Arrivée des Jeux d’Argent sur Facebook : Poker en ligne, Casino…

Cela fait quelques mois que l’on en parle, mais de loin, comme si cela n’allait pas nous atteindre, puisque cela concernait les pays anglo-saxons.


 

 

 

 

 

“Pour l’instant seulement accessible à partir du Royaume-Uni, l’application Facebook Bingo Friendzy est la toute première à proposer de jouer de l’argent réel par le biais du réseau social.”

Mais ça y est, la question des jeux d’argent sur Facebook fait une douce entrée en France, puisque la loi mise en place en 2010 n’a ouvert que trois catégories de jeux d’argent en ligne: le poker, les paris sportifs et les paris hippiques.

L’inconvénient majeur est lié à la législation, en effet en France, un organisme est chargé de superviser et de réguler la création et la publication des jeux en ligne, cet organisme, l’ARJELAutorité de Régulation des Jeux en Ligne–  vise à protéger les joueurs potentiels, prévenir des pratiques addictives et la fraude.

Si les jeux d’argent  à l’étranger ne soulèvent pas autant de débats, c’est que dans la majorité des pays anglo-saxons, la loi se charge de vérifier et de punir – si besoin –  qu’a posteriori, contrairement à la France.

Facebook devra donc adresser une demande auprès de l’ARJEL qui devra  s’assurer que les jeux ayant recours à des algorithmes pour générer des chiffres aléatoires ne soient pas faussés, et que les joueurs qui s’inscriront soient majeurs (la vérification s’effectuant par l’envoi à l’organisme d’une pièce d’identité, et la possession d’un compte bancaire au nom de l’inscrit).

Outre l’aspect législatif, la question principale est de savoir quel est l’intérêt pour Facebook de proposer des jeux de poker en ligne ? Et ici encore, les professionnels du marketing sont les plus concernés. On a vu l’émergence de la gamification dans tous les domaines, la démultiplication du social-gaming et plus encore celle de l’advergaming, ainsi que leur potentiel financier sur une plate-forme tel que Facebook. Et c’est en partie la firme de Palo Alto qui a permis d’accentuer l’accessibilité aux social-games.

Il faut tout d’abord distinguer les deux types de jeux, on trouve d’une part les jeux de gestion comme FarmVille, le titre phare de Zynga, qui permettent de gérer des biens que l’on peut améliorer, et de l’argent virtuel dont on peut augmenter la somme, en payant avec sa carte bancaire, donc avec de l’argent réel. D’autre part on trouve ces jeux, à proprement parler d’argent, comme les jeux de poker qui nécessitent d’investir de l’argent réel pour jouer, puis dans un second temps récupérer de l’argent réel que l’on aura gagné depuis la plate-forme.

Il faut également distinguer deux profils de joueurs, dont les intérêts sont en partie les mêmes, le « joueur de casino » et le « joueur social », pour qui l’intérêt est d’être meilleur que ses amis/adversaires et relever des challenges, dont la réussite se mesure en terme de gain. Seulement pour le « joueur de casino », l’appât du gain reste plus fort que les motivations du jeu en lui même.

 

 

 

 

 

C’est dans ce sens que Facebook a proposé sur son espace application un jeu de casino virtuel nommé DoubleDown. Ce jeu simule un jeu d’argent à la perfection, en immergeant le joueur dans un casino. Seule différence majeure, ce jeu est en réalité un jeu de gestion, dans lequel le joueur joue et améliore potentiellement ses gains par la patience, mais ne peut pas récupérer ses biens virtuels en les convertissant en argent réel. Cette forme de jeu comprend tous les avantages, tant pour le joueur que pour Facebook, à savoir, le sentiment d’interactivité et les sensations du jeu d’argent sans risquer de perte d’argent, puisque le joueur sait que l’argent investi ne peut-être récupéré, ce qui présuppose des investissements moindres, et qu’il n’y est pas obligé pour jouer.

Quid du marketing ? Et bien ces jeux d’argent en ligne préfigurent encore une nouvelle gamme de jeu pour Facebook, et augmentent l’étendue de son espace application, leur multiplication est donc fort probable.

Les marques et entreprises seront bientôt amenées à développer des applications en partenariat avec Facebook de manière à améliorer la visibilité sur leur plate-forme.

De plus, quand on sait que près de 3% des joueurs sont prêts à dépenser de l’argent réel sur les jeux sociaux, de manière à accéder à un niveau ou une étape supérieur(e), et qu’on se souvient du nombre de joueurs de jeux sociaux, il paraît incompréhensible de ne pas se pencher sur ce nouveau canal de communication.

Pour conclure, imaginons que les jeux de poker aient été autorisés sur Facebook à travers le monde au moment de la sortie de l’épisode de James Bond, Casino Royale.

Quelles retombées financières auraient été générées par un co-branding entre les studios de production et Facebook autour d’un jeu de poker en ligne ? À n’en pas douter, astronomiques.

Zynga nous préparerait une application type Bingo pour 2013…à suivre !