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L’avenir des jeux vidéos : Casual Gaming vs AAA Games ? Casual Gaming + AAA Games ?

En cette période de fêtes de fin d’année, les jeux vidéos sont à l’honneur, une fois encore. Quel foyer ne verra pas sous le sapin un ordinateur ou un console (qu’elle soit portable ou de salon) ? Si ce n’est une tablette ou un smartphone, qui remplaceront aisément consoles et ordinateurs lors des déplacements !

Ne l’oublions pas, le jeu vidéo représente la première industrie culturelle en France, depuis peu, reléguant le livre à la seconde position. Le jeu génère donc un chiffre d’affaires qui dépasse de loin, celui de la musique et du cinéma.

Casual Gaming

Nous nous pencherons cette semaine sur un élément particulier du secteur du jeu vidéo, le casual gaming.

Tout d’abord, qu’est ce que le casual gaming ? Pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas ce terme, il désigne un mode de jeu qui se détermine par des séquences plus courtes et un niveau de difficulté “facile”. Le type de jeu est également différent de ceux que l’on a pu retrouver jusqu’à présent, le casual game vise un public plus large, plus féminin et intergénérationnel.

 

Le casual gaming est, avec l’advergaming et le social gaming, un des modèles de jeu qui se développe le plus rapidement, du fait du nombre important de supports tels que les navigateurs web, smartphones, tablettes et consoles de salon…

Ce modèle est apparu à travers la stratégie de Nintendo depuis 2004 d’ouvrir le marché du jeu à un public plus grand. Fini pour eux la cible unique, la console de jeu doit être partagée par toute la famille, entre amis. Le jeu doit permettre de passer du temps ensemble, même si le temps de jeu est plus court, pour s’adapter à chacun en respectant ses envies. Le virage a été amorcé par la Nintendo DS sortie en 2005 en France puis par la console de salon Wii commercialisée en 2006.

Mise à part l’adaptation de blockbusters, tous les jeux portés et développés pour les consoles Nintendo répondent à ce modèle de jeu, et  bien que Nintendo soit parfois critiqué, le marché du jeu vidéo s’est peu à peu tourné vers ce modèle.

Ce choix permet l’ouverture du secteur à un nouveau public, permettant à chacun de trouver des titres qui lui correspondent, mais également une sorte d’aseptisation de celui-ci, lui faisant perdre ses spécificités en créant des jeux pour tous.

Cette stratégie a été reprise par nombre d’éditeurs, sans compter le grand nombre d’éditeurs qui se créent régulièrement, et ce pour plusieurs raisons : en premier lieu, la relative facilité de développement, en effet il est plus “facile” de créer un casual game qui demandera peu de ressources matérielles, et qui sera donc porté sur des appareils mobiles que de développer un jeu pour la Play Station 3 par exemple. D’autre part, la cible étant plus large, la marge d’erreur est moindre quant au succès du jeu, excepté des problèmes majeurs dans la conception du jeu.

Après ce passage en revue, une question reste en suspens : quel est l’avantage pour une marque d’investir dans ce type de jeu ?

Pour une marque, le développement d’un casual game est une opération très peu risquée, puisque le jeu fonction sur le principe de la rémunération à la performance, les coûts étant proportionnels à la réussite de l’opération. D’autre part un tel jeu permet de générer facilement du trafic et à terme de créer une nouvelle communauté de fans.

AAA Games

La véritable question est aujourd’hui de savoir si le casual game est un modèle viable sur le long terme ou s’il n’est qu’un phénomène éphémère. Les jeux dits « AAA » soit les jeux développés par les grands éditeurs, et qui s’appuient sur des graphismes poussés, des scénarios très travaillés et de gros budgets, ne vont-ils pas reprendre leur place sur un marché du jeu qui va à nouveau se segmenter ?

 

Il semble que  les éditeurs devront faire face à des changements réguliers du secteur, les joueurs prenant peu à peu l’habitude de s’exprimer au sujet des jeux.

Une frange des éditeurs se consacrera donc au développement de jeux « AAA », portés sur ordinateurs et consoles de salon uniquement tandis que les plus petits éditeurs se partageront les marché des appareils mobiles et des plate formes telles que le Xbox Live, le nombre importants d’acteurs amenant à un fort taux d’innovation, pour le plus grand plaisir des joueurs…

Mais également des marketeurs qui y trouveront un terreau fertile pour l’advergaming et le lancement de nouveaux produits.