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Rockfeller

Beaucoup d’éléments m’ont récemment poussé à m’arrêter 5 minutes sur mon interprétation personnelle du statut d’entrepreneur.

Ceux qui me suivent sur Twitter savent que 2 de mes amis proches sont actuellement a San Francisco. Nos discussions quotidiennes m’ont permis de comprendre les différences de mentalités entre nos 2 cultures d’un point de vue de nos appréhensions du Business sur le net. La problématique globale qui semble émerger de nos discussion est la suivante : Y-a-t-il une différence entre un entreprenaute et un créateur dans une industrie traditionnelle ?

Aujourd’hui le modèle économique du Web est représenté dans les mentalités collectives par celui de grands ambassadeurs du 2.0. Les résultats concrets de ces sites se mesurent grâce à un indicateur assez original : le trafic (traction en anglais). En effet, pas la peine d’espérer une première levée de fond si vous n’avez pas votre premier million d’utilisateurs et une stratégie claire pour en atteindre 100. Ainsi la plupart des start’up qui se lancent osent souvent se comparer à un Facebook ou un Youtube. Les entrepreneurs Web 2 ont ce discours. Ils présentent leur société comme le suivant service aux 20 millions de membres en oubliant malheureusement souvent qu’il n’est pas le seul et que sur les centaines de milliers de sites mis en ligne sur 1 année, les succès se comptent sur les doigts d’une main. Ici, on cherche de la croissance avant tout, de la visibilité, une marque : Conclusion, on veut être une star. C’est vrai, qui ne connait pas Zuckerberg et son histoire incroyable de piratage du système informatique de Harward ? Qui ne s’est jamais ému de la charmante compagne de Larry Page ? Lequel des entreprenautes français rempli de passion égalitariste n’a jamais jalousé Benjamin Bejbaum et sa merveilleuse ascension ?

Vous l’aurez bien compris, je ne mange pas de ce pain la, je suis tout sauf une star, je suis un entrepreneur besogneux. Je suis à l’ancienne, je ne pense qu’au chiffre d’affaire, qu’à ma trésorerie qu’à mes résultats financiers. Je ne crois pas aux entreprises sans client. Je suis un de ceux qui pensent que ce sont les clients qui doivent être le moteur d’une entreprise (Quelle originalité !), plus ils sont satisfaits du service rendu plus vous bénéficierez de récurrences, plus de récurrence signifie plus de marges à terme. Je vous assure que cette série d’évidences n’est absolument pas la plus partagée au fil des rencontres que j’ai pu avoir dans le monde du Web depuis maintenant 2 ans !

Je rappelle donc et en toute simplicité qu’il y a des fondamentaux entrepreneuriaux qui m’obsèdent et qui sont parfois perçus comme des arguments d’un ancien temps par les plus web 2 de mes contacts ! Les choses sont désormais claires… surtout dans ma tête en fait 😉

Amitiés vidéo ludiques !

Sources :

Merci à John Kuskus pour ce lien qui résume parfaitement à l’américaine ma pensée !

Skyblog

Interview vidéo excellente de Benjamin Bejbaum