jeux sociaux

Les social games vont-ils se démocratiser ?

Les “jeux sociaux” et aussi “les advergames sociaux” sont des notions qui ont moins de 10 ans et qui par conséquent n’évoquent pas grand chose aux yeux d’une majorité de directions marketing. Ces nouveaux outils représentent pourtant la communication et la monétisation des sociétés de demain.

jeux sociaux

Une forte demande des utilisateurs

Avec plus de 24 millions de joueurs de jeux vidéo en France soit plus d’un tiers de notre population, 12 millions se consacrent à des jeux sur plate forme sociale. Attirés par l’ascension inévitable de Facebook, ces internautes s’y voient connectés jusqu’à plusieurs heures par jour et sans contrainte (au travail, à la pause déjeuner, le soir, les week-end, en vacances…). Une telle attirance pour un site web n’a pas d’équivalence aujourd’hui et c’est ce qui pousse certains entrepreneurs à exploiter Facebook comme un marché très ouvert. En effet, de nombreuses études ont prouvé que Facebook est avant tout utilisé pour retrouver ses amis mais que son utilisation dérive vers une exploitation ludique. C’est donc dans ce nouveau créneau que des sociétés intelligentes tirent leur épingle du jeu.

Etude jeux sociaux

Une offre adapté à la consommation de Facebook

Facebook est un site très ouvert, accessible dès le plus jeune âge et gratuit, il offre à ses utilisateurs une liberté d’action et d’expression quasi illimitée. C’est en restant dans cette optique de gratuité et de liberté que les jeux sociaux connaissent une telle réussite. Vous allez me dire qu’un jeu gratuit ne crée pas de bénéfice… Et bien si ! Pour se rentabiliser, les jeux sociaux sont en étroite collaboration avec des sponsors qui investissent gracieusement dans les jeux afin qu’ils exposent dans leur gameplay des marques, des valeurs de marque, tout un marketing on line. D’autres moyens de financement apparaissent dans les jeux et sont souvent dissimulés. Pour faire évoluer sa partie ou son personnage, les jeux sociaux offrent la possibilité d’achat de crédit en ligne (achat de points, d’armes, de costumes…). Souvent très addictifs, nombreux sont les joueurs qui cèdent à l’impulsion d’achat pour essayer de gagner la partie avant ses amis (jusqu’à 10% du total des joueurs).

Farmville sur Facebook

Farmville Facebook

Jeu social Zoo World 2

ZOO WORL 2 social game

Quelques grandes marques en font des jeux publicitaires sociaux

Souvent inspirés des classiques du genre à savoir les jeux de la maison Zynga avec Farmville et Cityville entre autre, des marques se lancent dans l’aventure et y arrivent plutôt bien. Lorsque Fanta Lance son advergame “King of the Park“, nous sommes en présence d’un jeu social avant d’être un jeu de marque. Oasis et son jeu “Thé dans le rythme” suis la même optique de viralité et propose un jeu au game play simple, attirant. Coca lui aussi crée son jeu social intitulé “Crée ton moove“, un jeu fun et social. Ces nouveaux outils de marque utilisent les mêmes codes que les jeux sociaux, ils poussent les joueurs à se défier sur la toile, ils permettent un classement final des meilleurs participants et offrent des cadeaux aux joueurs les plus téméraires. A première vue on pourrait les classer comme jeux sociaux à part entière mais il ne faut pas se tromper ! Ces advergames ont la particularité de communiquer uniquement pour leur compte, ils proposent aux joueurs des cadeaux propre à leur marque, ils exposent au grand jours les produits de leurs différentes gammes et offrent la possibilité de tester virtuellement certains de leurs produits. Ce nouveau moyen de communication surfe sur l’engouement général pour le social gaming et en possède tous les codes. Souvent nécéssiteux d’un budget de création moins important qu’un jeu social car les graphismes et le gameplay restes limités, les advergames sociaux ouvrent grand les portes d’une communication de marque axé sur le réseau social.

Fanta “King of the Park”

Fanta king of the Park

Coca “Crée ton moove”

Advergame Coca "Crée ton moove"

Pourquoi les advergames sociaux se font si rare ?

Là où les puristes parlent déjà de saturation du marché du jeu social, nombreux sont les marketeurs à ne pas en avoir pris la moindre connaissance. Un fossé semble séparer des entreprises concurrentes où d’un côté ont retrouvent celles qui surfent sur la croissance exponentielle des réseaux sociaux et d’un autre celles qui n’osent pas se lancer. Pourtant, la demande est là, les prestataires sont nombreux et qualifiés et les créations de jeux ne demandent pas un gros budget. Reste à convaincre les entrepreneurs que jouer à un jeu social n’est plus synonyme de perte de temps mais bien de profit.